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VANNES - Les remparts

C'est une ville close entourée pour une grande partie par des remparts. Une murailles hors du temps enserrant les maisons à pans de bois pour un bouquet moyennageux ou presque.

Des remparts qui au fil des ans ont été mis à jour, sortis du domaine privé pour leur mise en valeur et leur restauration. Quand on dit remparts, on dit portes. Comment voulez-vous entrer dans une ville close sans portes ?

 

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A Vannes, subsistent quatre portes et des remparts grignotés, mais la dame a de beaux restes et tient à les montrer !
Nous partons à la découverte de ces portes, une balade à travers le dédale des rues pavées, attention mesdames aux chaussures à talons !

 

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Départ place Gambetta, point stratégique avec le port à ses pieds.

La porte Saint Vincent nous ouvre l’accès à la ville close. Elle est le lien entre mer et terre.
La porte est un édifice classique du 17e siècle avec colonnes, cadran solaire et niches. Dans l’une d’elles, en surplomb de la porte, une statue de saint Vincent Ferrier nous rappelle l’importance de ce saint espagnol dans l’histoire de la ville.
La porte est restaurée en 1742 et depuis n’a subi aucun changement.
C’est à la fin du 19e qu’on déplace le cadran solaire pour l’installer sur la façade de l’immeuble “La voile d’or” le remplaçant par les armoiries sculptées de la ville, et qu’enfin saint Vincent retrouve sa place, car à la révolution la statue est enlevée et jamais retrouvée.

 

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La légende veut que lorsque la main de saint Vincent s’abaissera, la ville de Vannes sera inondée ! 

Nous passons la porte, pour tourner à gauche et se trouver derrière la halles aux poissons, pour accéder au bastion de Greguennic caché derrière un immeuble.

 

 

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La ville, il y a quelques années l’a mis en valeur en le restaurant d’une façon remarquable. Il a lui aussi l’âge des remparts, 14e et 15e siècles, c’est à l’époque une porte fortifiée avec casemates qui sont encore visibles. 

Le bastion assurait la défense des douves du port, un rôle important qu’il perdit au 17e siècle par la construction de la porte saint-Vincent.
Ensuite, rue de la Poissonnerie, rue Noë, pour déboucher place Valencia, ville dont saint Vincent était originaire, à gauche la rue des Halles, rue saint Salomon, rue de Closmadeuc qui débouche sur la rue Thiers, à gauche l’hôtel de ville.

 

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Prise de Vannes en 1342.

  

Puis de nouveau on entre dans la ville close par la rue Émile Burgault, pour trouver sur la droite la porte Notre Dame dont il ne reste pas grand chose à part un morceau de rempart sur lequel s’agrippe désespérément l’échauguette de la porte.
Nous descendons jusqu’à la place Henri IV avec ses belles maisons à pan de bois, nous sommes très près de la cathédrale et nous empruntons la rue des Chanoines qui la longe pour trouver sur la droite, la rue Brizeux.

 

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 Une très jolie rue ancienne avec en toile de fond la porte saint Jean ou porte de l’âne toujours visible. 

Elle n’a pas subit beaucoup de transformations depuis sa reconstruction au 17e siècle date à partir de laquelle on la nommera porte du bourreau, ce dernier avait logis dans la tour qui est encore visible.

 

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Les armoiries ont été posées par “Les amis de Vannes” en réparation tardive d’une délibération de la ville 300 ans plus tôt, il vaut mieux tard que jamais !
Récemment on a dégagé la porte des deux côtés laissant visible la base de l’accès aux remparts.

 

 

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On revient sur nos pas, place Brûlée, on admire la porte Prison, un austère bâtiment des 14e et 15e. C’est la principale entrée dans la ville close, près du gué sur la rivière la Marle.

On emprunte le petit passage qui la longe pour arriver à droite, au début des remparts.
Une belle perspective de murailles, d’un jardin à la française, je ne m’attarde pas, car on a déjà tout raconté.

 

 

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 Aux lavoirs, on tourne à droite, et au bout du pont, sur l’écluse,la porte Poterne, attendrissante dans sa simplicité. Elle fut ouverte au 17e siècle. Une vierge à l’enfant en bois polychromé, veille sur les passants. L’original se trouve au musée de la Cohue. L’arc en plein cintre a été supprimé courant 20e siècle afin de permettre le passage des voitures ! Scandale…

 Nous poursuivons notre promenade le long des remparts pour atteindre la tour et porte Calmont. Son toit a disparu ainsi que beaucoup d’autres éléments, mais la réhabilitation est réussie, les rainures de l’ancien pont levis ont été remises en état et ce dernier remplacé par une passerelle qui permet l’accès à la rue saint Vincent.

 

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Arrivée au point de départ !

La visite est terminée, n’oubliez pas le guide !
Deux heures merveilleuses, une remontée dans le temps étourdissante dans une ville à l’âme encore vivante et aux marques du temps toujours visibles.
Vannes et ses mystères encore cachés !
Pas satisfaite à cent pour cent car le bastion de Greguennic n’est ouvert que pour certaines manifestations par l’office de tourisme, c’est fort dommage, car l’endroit est de loin le plus étonnant de la ville.

 
 


26/06/2015
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